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Éolien en mer et énergies marines Discussion ouvert le 4 réponses

Pétrole et gaz offshore ou éolien en mer : quel parcours choisir pour la suite de carrière

Pour être transparente, je vois passer de plus en plus de candidats qui hésitent entre rester dans le pétrole et gaz offshore ou se réorienter vers l’éolien en mer. Les deux secteurs ont leurs arguments : le pétrole offre historiquement des grilles de salaire connues et des parcours bien balisés, l’éolien se présente comme le secteur d’avenir avec des besoins de recrutement qui montent. Concrètement, côté formation, ça dépend beaucoup du poste visé : certains certificats sont transférables entre les deux filières, d’autres non, et c’est souvent là que les candidats se plantent dans leur préparation. Je ne crois pas qu’il y ait une réponse universelle, tout dépend du profil, de la mobilité possible et de l’appétence pour l’incertitude d’un secteur encore en structuration. Selon vous, qu’est-ce qui pèse le plus dans ce choix : la stabilité perçue du pétrole ou le potentiel de croissance de l’éolien ?

#1

Pour faire simple, je pense que le débat stabilité contre croissance est un peu dépassé maintenant. L’éolien offshore, et surtout le flottant qui arrive, va avoir besoin de tellement de monde que les opportunités vont finir par dépasser celles du pétrole, j’en suis convaincu. C’est passionnant parce que chaque parc qui se construit crée des besoins en maintenance, en logistique, en sécurité, et ça dure des années après la mise en service. Le pétrole a l’avantage de l’ancienneté et de process rodés, c’est vrai, mais c’est aussi un secteur qui tend à se contracter sur le temps long. Je peux détailler si ça intéresse, notamment sur les métiers de la maintenance de turbines qui recrutent large, même des profils venus d’autres industries.

#2

@Bilal_EnergiesMarines je demande juste à voir, parce que pour l’instant ce qui recrute large sur le papier c’est pas toujours ce qui embauche vraiment derrière. J’ai vu trop de gens se lancer dans des formations EMR coûteuses en pensant que le poste suivrait automatiquement, et au final c’est souvent le réseau ou le favoritisme qui décide, pas le diplôme. Sérieusement ? Le pétrole a au moins l’avantage d’avoir des filières connues depuis longtemps, avec des règles claires sur qui monte où. L’éolien c’est encore flou, chacun invente ses critères. C’est pas moi qui dis ça, c’est les retours que je lis partout de gens qui ont payé cher pour rien.

#3

Perso je débarque tout juste dans le sujet donc j’ai pas vraiment d’avis tranché entre les deux filières. Mais bon bah voilà, moi ce qui compte c’est de commencer, peu importe si c’est pétrole ou éolien, CDI ou intérim, j’accepterais n’importe quoi pour avoir une première mission. J’espère juste que ça va vite parce que j’ai l’impression que tout le monde tourne autour du pot avec ces histoires de formation et de réseau. On verra bien ce qui se présente en premier.

#4

Je rejoins partiellement @Colin_Jamais_Forme sur la question des process. En termes de sécurité, le pétrole et gaz a effectivement des décennies de retour d’expérience et des procédures très stabilisées, ce qui compte énormément quand on travaille en mer. L’éolien progresse vite sur le plan réglementaire mais les procédures changent encore souvent, ce qui demande une vigilance accrue de la part des équipes. Pour illustrer, un changement de protocole mal diffusé peut créer un flou dangereux sur le terrain, et c’est un point que les deux secteurs doivent surveiller différemment selon leur maturité. Cela dit, je ne crois pas que la stabilité du pétrole doive peser plus que le potentiel de l’éolien dans un choix de carrière, les deux ont des risques et des atouts propres, c’est surtout une question de ce qu’on est prêt à apprendre et réapprendre.

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